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Ulhan des volontaires de saxe 1746 en acrylique ACAA 004

Disponibilité: En stock
KIT 28€

Référence du produit: ACAA 004
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120,00 €

FournisseursART MINIATURE
Le comte ARMINIUS MAURICE de SAXE (1696 1750), Lieutenant Général des Armées du Roi par ses audacieuses théories prône un nouvel « art de la guerre », il ambitionne dans faire profiter le Roi LOUIS XV. C’est ainsi qu’il concrétisa un de ses concepts issus de son livre « rêveries » et dont le fleuron fut la création du régiment de cavalerie « les Saxes Volontaires ».

Malgré les difficultés de contrôle, l’emploi des troupes légères comme auxiliaires fut consacré par leurs succès militaires. Cet apport aux troupes régulières apporte une très grande souplesse tactique adaptable en nombreuses situations. Selon les concepts de leur chef, les Volontaires de Saxe aux allures très exotiques avaient à peu près un rôle analogue aux Hussards.

L’ordonnance du Roi du 30 mars 1743 donnant création d’un régiment de cavalerie légère forte de 1000 hommes, composé de 6 brigades de 160 hommes commandées par un capitaine qui commandera 64 volontaires et autant de « pacolets » ou dragons. Les volontaires seront Tartares, Valaques, ou Polonais, armés de lances, d’un sabre, d’une cotte de d’armes (sic), montés sur des chevaux valaques, tartares ou de la Bassarabie (en Turquie). En fait le régiment racola aussi des Hongrois, Allemands, Flamands, Alsaciens qui à cette époque endossaient à la demande les nationalités les plus diverses, des noirs de Guinée, Congo, Cayenne, Sénégal, Madagascar, Arabie, Saint Domingue et Pondichéry qui furent placés dans la Brigade Colonelle. Un nommé Jean HITTON, qui se disait fils de l’un des Rois de la côte d’Afrique, y servait en qualité de sous-officier.

Le régiment est dispensé de toutes corvées d’escortes, convois, de marcher et de camper en ligne ; son service sera réduit à donner une troupe de 50 maîtres toutes les fois que le général le demandera pour sortir et aller reconnaître le pays. Il fournira deux autres troupes de 50 cavaliers chacune pour « battre l’estrade » du côté que le général le demandera et lorsque le Colonel voudra faire quelques entreprises considérables, il ne le pourra qu’avec l’accord du Général.
L’Etat Major comprend : un POLCOVENIC (Colonel), un lieutenant-Colonel, un Major, un Quartier-Maître, un Adjudant, un Garçon-Major, un Auditeur, un Aumônier, un Chirurgien-Major, un Vaguemestre, un Prévôt, un Maître-Charpentier, un Timbalier, 10 Hautbois et 8 valets.

Le Maréchal de SAXE avait choisi soigneusement ses officiers.
Le Colonel était le Baron de DIESKIN il était hautement considéré. Lieutenant-Colonel le Baron LEFORT, Le Baron de WILZHUM, le Comte d’OLONNE, Monsieur de CHOLET (futur Brigadier des Armées du Roi), Monsieur de TUFFET (ancien capitaine des dragons de SCHOMBERG), Monsieur de PISTORINS, Monsieur de MEIBACK.
Il y a dans chaque brigade 5 officiers, 20 bas-officiers, un frater (chirurgien de petite chirurgie), un sellier, un maréchal-ferrant, quatre tambours, 64 uhlans et 64 pacolets (dragons). Ainsi l’uhlan est considéré comme noble et le dragon son valet d’arme. 200 pièces de petit calibre ou fusils de rempart formaient l’artillerie d’accompagnement.

Les brigades se distinguent par les couleurs : 1° Blanc, 2° Rouge, 3° Jaune, 4° Bleu, 5° Vert, 6° Noir.
La première Brigade à distinctive Blanche était la garde personnelle de Maurice de Saxe. Elle avait la particularité d’être composée de noirs montés sur des chevaux gris clair. Elle provoqua l’étonnement des Français qui la première fois voient des soldats noirs dans nos troupes métropolitaines, mais aussi beaucoup l’indignation de tous ceux qui professent qu’il est dangereux d’apprendre à des esclaves le maniement des armes.

D’après les témoignages, les UHLANS ont le crâne rasé, de longues moustaches, et leurs chevaux sont de petite taille et sont harnachés à la hongroise.
En 1743 les Volontaires de Saxe se battent en SOUABE puis en BAVIERE. En 1744 ils entrent en FLANDRE. Le Colonel lieutenant le Comte PONIATOWSKY est tué à YPRES en juin de la même année. Le régiment participe à la bataille de FONTENOY le 11 mai 1745 et s’empare du château de GRIMBERGHEN en janvier 1746. En septembre avec les CANTABRES VOLONTAIRES ils occupent SAINT-TROnD. Le 15 septembre Ils jettent dans la MEUSE les PANDOURS avec l’aide des GRASSINS et les FUSILIERS DE LA MORLIERE. Le 7 octobre c’est avec les VOLONTAIRES ROYAUX qu’il doit charger pour dégager le Maréchal de SAXE qui c’était aventureusement trop avancé lors d’une reconnaissance. Le 8 octobre, conjointement avec d’autres troupes légères, il déborde les ailes ennemies obligées de battre en retraite, ce qui permet au Maréchal de Saxe de gagner la bataille de RAUCOUX. Le 2 juillet le régiment est encore à LAWFELDT, puis le régiment est ramené à PARIS après la prise de MAËSTRICHT. Le régiment gagne ensuite VENDOME et CHAMBORD ou le Maréchal de SAXE mourut le 30 novembre 1750. Son neveu le Comte de FRISE lui succéda le 8 janvier 1751, le Roi ayant réduit l’effectif à 360 hommes répartis en 6 brigades qui tiendront garnison à PHALSBOURG. La réduction porte sur les UHLANS qui retournèrent dans leurs pays. Le régiment pris le nom de VOLONTAIRES DE FRISE, son premier service fut d’escorter le convoi funèbre du Maréchal de SAXE à STRASBOURG. Le régiment en avril 1755 passe au Comte de SCHOMBERG sou le nom de VOLONTAIRES DE SCHOMBERG. LE 1ER FEVRIER 1762 LES VOLONTAIRES DE SCHOMBERG augmentés de deux compagnies sont transformés en DRAGONS sous le nom de DRAGONS DE SCHOMBERG et prennent dans leur nouvelle arme le 17ème rang. Ils ne font plus partis des troupes légères.

UNIFORME :
Casque : A la tartare à cimier bas en « similor » (cuivre laiton. Bandeau de tissu blanc maintenu par des lanières de cuir de Russie (rouge). Crinière de la couleur de la brigade (1ère blanche, 2ème rouge, 3ème jaune, 4ème bleu, 5ème vert, 6ème noir).
Bonnet : flamme rouge, bandeau vert ce bonnet était porté au début (1743 1744).
Veste: rouge, boutons or.
Retroussis des manches de la chemise : blancs.
Chahvar (mot polonais devenu charivari en Français désignant la surculotte) : verte, avec bandes latérales : écarlates, parement au bas de chaque jambe : rouges.
Ceinture: écarlate.
Bottes: à la hongroise noires.
Simarre (tunique): de drap vert, doublure et parements: rouge. Boutons or. Galonnages or pour les officiers et écarlates pour la troupe.
Cartouchière et courroie : de cuir de Russie, arme de Maurice de saxe à son milieu « burelé (divisé en 4 bandes en biais) de sable (noir) et (4 bandes en biais) d’or de 10 pièces chargées d’un cancrelin (couronne) de sinople (vert) posé en bande », couronne or.
Cordonnet porte-sabre et cordonnet du pistolet : jaunes et verts.
Sabre : monture et garnitures de cuivre, fond du fourreau cuir brun. Dragonne rouge.
Pistolet modèle 1733 : garnitures de cuivre.
Lance : la description de la lance d’après de LA CHESNAY « de cinq à six pieds au bout de laquelle est une banderole (NDA : de la couleur de la brigade) de taffetas qui sert à effrayer par le sifflement qu’elle fait en voltigeant le cheval de celui que l’uhlan attaque. La lance est suspendue du côté droit à une espèce de bandoulière que l’uhlan a autour du corps, ou à une petite courroie ou il passe le bras droit, la douille de la lance passée dans son sac qu’il tient à l’étrier (sic). Il la met en arrêt en l’appuyant sur la pointe du pied et porte le coup avec le pied si adroitement qu’il manque rarement son adversaire. » ((NDA : ce qui paraît bien peu le pied faisant 33 cm ce qui donne une dimension hors tout de 1,65 m à 1,98 m le débord par rapport au nez du cheval est d’environ 1,50 m la lance devait faire entre 7 à 8 pieds (2,31 m à 2,64 m)).Ce que semble confirmé dans les « rêveries » du Maréchal de saxe qui écrit : « mes lances débordent les premiers rangs de six pieds et les chevaux de l’escadron ne tiennent pas à l’effroi que leur cause les flammes de taffetas qui est au bout quand on baisse les lances ; outre cela on ne pare pas l’effet de leurs pointes » . Il écrit aussi le déroulement de la manœuvre : « la charge part au petit trot à 75 m, 80 m de l’adversaire. L’allure augmente à mesure que l’on approche. A 15 à 16 m elle atteint son maximum au commandement de l’officier : « à moi !… » arrive à plein galop sur l’ennemi » . Ce qui veut dire en connaissant la vitesse d’un cheval au galop environ 500 m à la minute soit 1 seconde 92/100ème pour parcourir les 16 m, l’uhlan doit en ce temps si court : déchausser un étrier ou les deux, choisir le moment ou il est assis dans sa selle, se baisser pour mettre la lance en position de tir, se relever en lançant avec le pied la lance en visant juste et ne pas perdre l’équilibre. Cela va sans dire l’extrême précision et les réflexes particulièrement rapides nécessaires aux uhlans. Elle est en sapin creux ou en frêne, enroulée d’un parchemin verni par-dessus. Le fer de 48,7cm, le poids de la lance est d’environ 3,300 kg elle servira de modèle en 1792 pour les piques nationales.
Il est bon de préciser que d’après la dimension des lits au château de Chambord 1,86 m maximum et en moyenne 1,78 m on peut affirmer que les uhlans étaient des hommes de grande taille minimum de 1,70 m. Les uhlans devaient de part ce type d’utilisation de leur lance avoir une monte-longue.
Cheval : la robe des chevaux de la première brigade était gris clair, pour les autres brigades il n’est pas mentionné de couleurs précises.
Schabraque : pour les officiers en peau de panthère bordée de dents de loup rouge. Pour la troupe peau de mouton, bordée rouge.
Harnachement : en cuir brun foncé.
Etrivières: noires.
Etrier : de fer noirci.

Pour plus de détails sur les VOLONTAIRES DE SAXE, vous pouvez vous référer à l’article de MICHEL PETARD sur la revue « FIGURINES » Numéro 29
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